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Renaissane de Sécofab: carnets de commande pleins |
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4,5M€ et 48 embauches: au bord du dépôt de bilan, Sécofab renaît depuis son rachat par Sotralentz.
La société qui a décroché deux marchés symboliques a son carnet de commandes plein jusqu'en 2009.
Sécofab ne connaît plus la crise. Au bord du dépôt de bilan la société qui a été rachetée par Sotralentz a aujourd'hui un carnet de commandes plein à craquer jusqu'en 2009.
Depuis octobre 2006, 4,5M€ ont été investis pour acquérir une machine de découpage qui permet de "travailler" les pièces d'acier beaucoup plus rapidement.
Nous développons aussi le pôle productique mécanique, annonce Anne Finck, la Directrice de l'entreprise, et nous avons acheté deux aléseuses, la première d'occasion, la seconde neuve à 2,5M€.
Une troisième de ces machines qui permettent de réaliser de façon industrielle des opérations de lamage, perçage ou fraisage est même envisagée.
Les 172 salariés permanents épaulés par 60 à 70 intérimaires, n'ont donc plus de soucis à se faire. 48 embauches en CDI ont été conclues depuis octobre 2006, sur les annoncées sur trois ans. Le hic: Nous n'arrivons plus à répondre à nos besoins, explique Anne Finck, et nous avons des difficultés à recruter. Dans des metiers, assembleurs ou soudeurs, qui n'ont plus la cote. Nous avons beau passer des annonces, nous n'avons aucun retour. Un soudeur gagne trés bien sa vie aujourd'hui. Il travaille dans des endroits poussiéreux, mais clairs et en toute sécurité. Il y a un vrai problème d'image de l'industrie. Même les métiers de l'usinage sont difficiles à pourvoir. Paradoxe.
Deux chantiers symbolique
Pour y remédier, Sécofab a ouvert sa propre école de soudure destinée aux demandeurs d'emploi. De tous les âges, au bout de cinq semaines de formation théorique et pratique, les apprentis sont intégrés à la production sous la houlette d'un tuteur. L'école a démarré en mai 2007, poursuit la Directrice de la société. Nous formons deux à trois personnes tous les deux ou trois mois, qui sont prises en contrat de professionnalisation ou en CDD. Cela donne de bons résultats. Mais pas assez pour faire face à la demande. Sécofab, qui investira au total 8M€ sur trois ans manque toujours de main-d'oeuvre. Les salariés sont contraints et forcés de faire des heures supplémentaires.
Mais le jeu en vaut la chandelle: l'entreprise de Sarralbe a décroché deux contrats symboliques. Le premier : la construction de la travée du futur pont Masséna construit dans le 13ème arrondissemement à Paris. Cinq tabliers sont montés dans les ateliers, soit une quizaine d'éléments de 70 à 80 tonnes. 27m de long et 3m de large chacun.
Les premières pièces seront livrées en juillet. Sécofab participe aussi à la construction de la plus grande grue du monde en réalisant le châssis, les parties intermédiaires et une partie des longerons. Des pièces impressionnantes. Ce géant d'acier peut soulever jusqu'à 1350 tonnes ou monter des pièces à 223m d'altitude.
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